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27 juin 2013

Indigène négligée

J'ai découvert l'amélanchier en cegep II dans le cours de français littérature québécoise où un prof s'esquintait à stimuler l'intérêt d'une classe lymphatique qui s'intéressait à peine à un cours obligatoire.

Bien sûr, je parle de L'Amélanchier de Jacques Ferron. Je n'avais pas du tout saisi la métaphore politique, mais le prof ne m'en avait pas tenu rigueur car j'étais bien une des seules élèves passionnée par le cours. Cela le désespérait. Quand il laissait sa porte ouverte tout un après-midi afin qu'on puisse lui poser des questions sans rendez-vous, il disait qu'il faisait de la prostitution. J'avais bien aimé cette métaphore. Moi aussi, je trouvais les majorité des étudiants ingrats.

Quelques années plus tard, je passais mes étés sur le bord du lac Archambault, à faire la nanny pour 4 petits garçons. On m'y a montré de belles amélanches, sans pouvoir les nommer, mais sachant qu'elles étaient comestibles. Elles étaient un peu plus oblongues que celles-ci.



J'ai fait le lien plus tard avec l'amélanchier, arbre fruitier indigène du Québec et le roman.

Suite à un été sec l'an dernier et un mois de juin plus que pluvieux cette année, l'amélanchier canadensis de mon voisin fourni plus de fruits que les merles peuvent en manger. À chaque jour, ils sont plus rouge foncé. Voyant Fillotte cueillir-manger-cueillir-manger de joie, il m'a offert de dégarnir un peu son arbuste. Après quelques minutes nous avions un bol plein. J'ai fouillé un peu sur le net, appris d'un ami que cela s'appelait aussi des baies de Saskatoon parce que, ben oui, il y en a tout plein la Saskatchewan !

Ce soir était le grand soir.



Le Saskatoon Berry Cobbler encore tiède dans les mains, j'ai débarqué chez le voisin à l'heure du dessert. Fillotte suivait avec la crème glacée à la vanille. Ce fut une découverte surprenante. Un petit goût de cerise noire, tout en subtilité. Et ça pousse ici depuis des décennies. Et il fait de belles fleurs au printemps et de belles feuilles pourpre et orangé à l'automne. Et c'est sous notre nez alors qu'on s'achète des framboises du Mexique et des bleuets des États…


15 avril 2013

Sauce à spag'


J'ai grandi nourrie à la sauce à spaghetti de ma mère. Je ne sais pas au début, mais lorsque nous étions 4 enfants la recette de base était multipliée par 5, avec comme prémisse 10 lbs de viande hachée. L'énorme chaudron bouillonnait toute l'après-midi et plus tard le congélo horizontal (celui dans lequel on peut coucher un homme de 6 pieds) recevait la fournée de pots de yogourt marqués au crayon gras noir.

Plus tard, lorsque j'ai habité en appartement à Montréal, mes colocs et moi avons surtout exploré de nouveaux horizons culinaires : pesto, sushi, cevapcici, tapas… Une fois, en manque de comfort food, j'ai essayé le Spaghetti à papa de Mara Tremblay, mais sinon la sauce à spaghetti des italiens du dépanneur de la rue Van Horne me comblait. Pourtant nous étions bien loin de la recette de ma mère. La dernière fois que j'y suis allée faire des provisions, le proprio m'a chicané parce que j'achetais trop de contenants à la fois. C'était une toute petite production, délicieuse !

Installée en banlieue, j'ai réessayé la sauce familiale. Mais je n'aime plus le céleri autant et je n'aime plus du tout le piment vert, séquelles de grossesse. J'ai fouillé sur le net et j'ai cuisiné celle de Martine. Et puis j'ai fait un croisement entre la sienne et celle de mes parents. Et puis j'ai manqué de temps.

Dans les dernières années, j'ai paresseusement essayé la sauce du IGA, celle du Liche-Assiette au Marché des Jardiniers et celle de la Boucherie L'Entrecôte. Ça allait, ça dépannait. Mais celle de la boucherie est un peu trop piquante pour Fillotte, le Liche-Assiette est fermé l'hiver et celle du IGA commençait à goûter ordinaire, même en dépanneur. J'ai donc essayé celle de l'autre IGA… pour me faire dire par Fiancé : on n'achète plus cette sauce-là, elle est vraiment dégueu. Juste à la sentir, je comprenais ce qu'il voulait dire. Comme un revenez-y pas de chimique.

Ce fut le déclencheur. J'ai ressorti mes livres de recettes, comparé les traditionnelles avec les économiques et les mijotables. Le dimanche après-midi était parfait, Fiancé et Fillotte allait faire de la démolition dans la future belle salle de bains, je pourrais cuisiner à mon gré. Une vraie famille italienne...

En gros, je me suis beaucoup inspiré de celle de Ricardo dont le livre fait un malheur dans ma cuisine [C'est lui qui est accroché]. Évidemment, j'ai fait mes petites variantes et j'ai tenu compte de nos préférences à chacun. Alors ça va comme ceci :


Sauce à spaghetti

6 tranches de bacon
2 lbs de viande hachée mélange porc - boeuf - agneau (mon boucher appelle ça le mélange à tourtière !)
2 oignons émincés
2 carottes en petits dés
4 piments rouges rôtis coupés en dés (les miens sont rôtis puis congelés à l'automne)
25 g d'ail haché fin
1 boîte de 156 ml de pâte de tomates
1 boîte de 796ml de tomates broyées
½ t. de vin blanc et rouge
1 boîte d'olives noires dénoyautées et tranchées
500 g de petits champignons de Paris - entiers, oui oui
Et de la moutarde sèche, du clou de girofle en poudre, du chili - doux !, du romarin, de l'origan, du fenouil, de la marjolaine, du sel, du poivre, du sucre.

Donc, on commence par faire cuire le bacon, on dégraisse et on fait ensuite cuire la viande hachée. Réserver. Ensuite, on fait revenir oignons et carottes avec l'ail, puis on ajouter les piments rouges. On remet la viande et tous les autres ingrédients en mélangeant bien le tout.
Cuire à couvert 3 heures et à découvert 1 heure.

La lasagne fut excellente ce soir-là !




3 février 2013


Retour des biscuits du ski du dimanche !
Sauf que j'étais à court de flocons d'avoine, alors je me suis rabattue sur les autres céréales qui traînaient dans le garde-manger : amarante et flocons de soya. Avec quelques ajustements sur la farine, ils sont délicieux ! Enfin, pour moi, parce que Fiancé aime pas trop le petit crouich que les grains d'amarante font sous la dent. De toutes façons, il ne fait pas de ski ! Hi hi !

[ Mais pourquoi y avait-il de l'amarante dans mon garde-manger ? Je crois que c'était suite à une lecture sur l'alimentation et les SPM. Hum. ]

20 décembre 2012

Première livraison


Sur la planche à découper, enfin.

Assemblage des cadeaux aux profs et éducateurs demain, avec dégustation préalable, bien sûr !

Dedans, il y avait les sablés de ma mère, la recette la plus simple et la plus beurrée que je connaisse. J'ai refait la fameuse recette des chocosablés, parce que le prof aime autant le chocolat que Fillotte, paraît-il. Et les krispidattes, dont la recette est une gracieuseté de Madame M qui les roule encore chaque année, malgré ses doigts tout plein d'arthrite.

Krispidattes

⅓ t. de beurre + ½ t. de sucre blance + 2 t. de dattes hachées : chauffer doucement dans une casserole jusqu'à bien fondu et mélangé.
Retirer du feu.
2 ½ t. de riz soufflé (Rice Krispies) : ajouter et bien mélanger sans écraser le riz soufflé !
Déposer sur du papier ciré recouvert de noix de coco râpée et rouler en pressant (pour enlever l'air) et former des rouleaux fermes. Donne 3 rouleaux d'environ 1 pouce de diamètre.
Enrouler dans une pellicule plastique et réfrigérer pendant une nuit.
Couper en rondelles et garder dans une boîte métallique.

9 décembre 2012

Journée biscuits

Mélanger, pétrir, rouler la pâte et la trouver toujours un petit peu trop sèche. Avoir l'impression de tout rater, y mettre un peu d'eau et résoudre le problème. Fiou. Finalement s'amuser comme des animatrices de webtélé qui font des choses "toutes simples" parce que "c'est ça qui fait la magie de Noël". Hum.

Voilà que l'envie de prendre le temps de passer par ici est revenue (Ah, la magie de Noël …). L'année fut très exigeante, plus ou moins racontable sur un blog. Mais nous reprenons du poil de la bête sauvage !

Ça, c'est la fournée des pains d'épices. Pas encore assez gingembrés à mon goût… c'est bien la 4ième recette que je teste !
Si personne ne met la main dessus avant le 24, il y a de fortes chances que le Père Noël ait droit à l'orignal à collerette de grelots lors de sa livraison.


24 janvier 2011

Pendant ce temps...


Il fait très froid ici et je n'arrive pas à m'en plaindre. Au contraire j'en profite pour nous faire un pouding au pain canneberges & pépites de chocolat, boire du café bail*ys et puis tiens, reprendre une autre portion de pâté au thon du poissonnier.

Le froid polaire/sibérien/intense n'a pas non plus empêché cet onion [parenthèse linguistique : comme il n'est pas prononcé, vous saviez que le "g" est maintenant facultatif dans l'orthographe de cet alliacé ?] de pousser dans le bas de l'armoire, sans eau ni lumière. Ça m'impressionne toujours. Si tous les nutriments du bulbe servent à faire pousser les germes, est-ce que ça veut dire que le meilleur est dans la tige ?

4 janvier 2011

Fondue


Réclamée par la plus jeune, qui venait de très loin pour fêter avec nous cette année.

Un souvenir partagé par les quatre enfants, malgré les 14 années qui séparent l'aînée de la cadette. Disons que chacun a ses personnages, son décor, mais que le cérémonial est le même !

Pour l'occasion, ma mère avait apporté le caquelon original, très seventies.

Bananes, ananas, pommes, poires (du jardin !), fraises, raisins y sont tous passés, cinq (six, sept...) fois plutôt qu'une et nous avons roulé par terre sous la table, suivant la tradition.

Évoquée l'histoire du Roi qui aimait trop le chocolat, racontée par Franfreluche et que mon frère écoutait religieusement. Il avait beau gratter le fond du caquelon à chaque année alors que nous étions déjà saturés depuis longtemps, jamais il n'a réussi à éclater comme le Roi qui aimait trop le chocolat...

8 août 2010

Tic tac toe, rose !

Élu meilleur moment de la journée par Fillotte, la fabrication des muffins au caramel. Couper les caramels, les disposer également dans les neuf moules en silicone coloré (petit kit très fille gourmande, truc auquel je ne cède pas, d'habitude), et découvrir que ah, tiens, il y a un de trop pour toi !

Le deuxième meilleur moment : le parc. Où elle a eu un plaisir fou avec une autre petite fille, un moment de complicité avec une parfaite étrangère, comme cela arrive parfois aux adultes en voyage... Elles ont creusé un trou dans le sable, que l'on a transformé en piège à poupou avec bâtons et gazon.

Overhead dans la maison. Parmi tout ce qu'elle a dit aujourd'hui, une pointe a sailli : « J'aime mieux le camp de jour que la garderie ». Et la maman d'être soulagée et de se dire que tout baigne avec la maternelle qui s'en vient...

25 juillet 2010

Un temps de poulet

Enfin du vent ! Pour chasser les grosses chaleurs humides qui nous rendent poisseux et impatient. Mais qui, surtout, nous privent de faire du poulet rôti !

Aujourd'hui, malgré l'absence de mâle pour la soirée, j'ai tenter la cuisson du poulet assis sur sa cannette de bière. Recette de gars, paraît-il, mais bon... ceux et ceuzes qui me connaissent savent bien que le qualificatif masculin ne m'arrête pas trop, même que c'est plutôt l'inverse...

Avant :

Poulet qui a l'air de se demander ce qu'il fait assis sur une cannette de Heineken.
(Avec Fillotte qui lui a rappelé de dire Cheese pour la photo !)

Après :

Poulet rôti, avec attitude.

Simplissime. Sublime en saveurs.

24 juillet 2010

Champ 3

Les plants de maïs continuent de profiter du temps chaud et des pluies occasionnelles. C'est maintenant un mur qui borde le rang qu'on emprunte pour aller à la ferme !
Devinez ce que ma fouine a réussi à dénicher aussitôt le nez dans le blé d'inde ?

Chenille de monarque, toute recroquevillée de peur...
- - - - - 
Clins d'oeil en direct de la ferme :

Comme à l'école, il y a surtout des femmes/mères au rendez-vous hebdomadaire du panier de légumes bio. Cette semaine, un papa venait clairement pour la première fois, accompagné des ses trois enfants.  Sa plus jeune, déjà rodée, remplissait les sacs. À la fin, devant le choix des fines herbes, il a appelé sa femme avec son cellulaire :  "Chérie, quelle sorte d'herbe as-tu besoin ?"

Une mère avec sa fille se demandait quelles herbes nous avions cette semaine à l'autocueillette.  Je lui remet les ciseaux en lui indiquant où sont la sauge et le thym dans le jardin, ce à quoi elle répond avec une pointe d'agaçement dans la voix : "J'ai déjà tout ça à la maison !" et elle tourne les talons.

La Jeanne d'Arc en moi a eu envie de lui faire une jambette, juste pour que son nez se rapproche un peu de l'odeur de la terre et qu'elle réalise que notre fermière, sa famille et leurs employés guatémaltèques  triment dur tout l'été, à semer, arroser, désherber, cueillir et laver nos légumes. Chaque saison, ils doivent retrousser les manches et continuer de se battre pour "faire du bio".
Le nez dans la terre, le soleil dans le dos.

Je n'ai pas fait de jambette et l'ai laissé filer avec sa mauvaise foi.

- - - - -
À la maison, en déballant le panier, je me suis extasiée devant les deux petits nouveaux, rajoutés suite aux suggestions des partenaires l'été passé. Des belles échalotes longues, fines, toutes fraîches et de magnifiques bulbes d'anis en éventail... rien à voir avec ceux de l'épicerie !

L'anis a fini dans la poêle, à la crème et à la moutarde.
Les échalotes ont accompagné des champignons et la sauge en garniture sur les côtelettes d'agneau (bio) grillées au bbq. Je reste mystifiée devant la similarité des odeurs : est-ce la sauge qui sent l'agneau ou l'inverse ?



18 juillet 2010

Champ 2

La semaine passée nous avons filé à la ferme bien au frais dans la voiture climatisée. Pas question de sortir en plein champ, sous le soleil cuisant et dans l'humidité accablante, même pour notre journal... Mais ce qui écrase les petits humains que nous sommes a drôlement profité aux végétaux et cette semaine Fillotte avait bien envie d'aller se faufiler dans le tunnel de blé d'inde !

De retour à la maison, je me suis attaquée au panier de verdures et me suis extasiée devant ses surprenantes couleurs.
Radis et concombres ont fini en salade avec pour vinaigrette de la mayo mêlée avec du yogourt nature et le caviar du Luberon™.
Frais.
Je suis un peu embêtée par les bettes à cardes.
Elles sont géantes, tout d'abord, et puis, pas facile d'intégrer de la feuille verte cuite dans l'alimentation d'un enfant ! Je vais peut-être essayer la version provençale proposée sur le site de passeport santé...

30 juin 2010

Champ 1

Cinq minutes de route et voilà Fillotte qui déclare : "On est à la campagne, là, hein ?"
Champs de ?, visiblement une culture en rotation avec le maïs, dont quelques tiges et épis séchés ont survécu à l'hiver.
Tel que proposé, voilà les premières images de la série "Journal d'évolution des champs de blé d'inde" tout au long de nos visites hebdomadaires à la ferme :
Où j'ai failli perdre ma gauge à deux pattes : une fois trouvé un rang, la voilà qui s'enfuit dans l'infini. En tous cas, elle nous donnera une idée de la hauteur des plants si elle ne grandit pas trop vite cet été !
Le fossé de la route toute cabossée, témoin des précipitations quotidiennes depuis quelques jours. Il paraît qu'il y a une grenouille dans cet "étang", mais je crois que c'était un bobard blanc...
Premier panier bio de l'été : fleur d'ail, zuchinis jaunes à jupette verte, zuchini gigantesque et en masse de feuillage : laitue, bette à carde, épinards, bok choy... qui ont profité des pluies ! Maintenant le défi est cuisiner tout ça en une semaine ! Ça devrait aller avec l'aide de mon congélo (conseil du fils de notre fermière pour les fleurs d'ail : les congeler entières pour ne pas qu'elles givrent).
Marguerite, une autre qui aime bien les feuilles vertes, jouquée pour ne pas se faire mouiller !

4 juin 2010

Fraises hâtives


Les oiseaux piaillent à tue-tête, Fillotte dessine sur le balcon, pendant que j'équeute notre premier crête de fraises bio. Notre fermière a lancé l'appel cette semaine : les fraises sont arrivées beaucoup plus tôt cette année, si vous en voulez, j'en ai plein ! Normalement, les paniers de légumes ne commencent qu'au début juillet et les petits fruits sont offerts en surplus.

Après avoir rapatrié Fillotte à la garderie, nous avons pris le chemin de la ferme. En dix minutes, nous nous retrouvons au milieu des champs de blé d'inde tout frais planté. Nous y reviendrons chaque semaine cet été et, chaque fois, ils auront grandi. Si je peux penser à apporter ma caméra, je vous ferai un petit journal visuel du paysage évoluant...

J'attendais la fermière, me laissant chauffer par le soleil de fin d'après-midi pendant que Fillotte nourrissait Marguerite-la-chèvre en lui faisant la conversation. Comme la ruminante ne lui répondait pas, ni en "bêêêê" ni en autre son, elle en a conclu qu'elle ne savait pas parler, celle-là.

Nous sommes reparties chargées de fraises et de bouquets de marguerites, avec ce feeling relaxe qui m'envoûte chaque fois que je vais à la ferme. Le panier bio, une autre manière de confondre le stress !

Ce week-end, on mangera nos fraises en St-Sévrin avec les amis. La moitié est déjà coupée en morceaux, sucrés légèrement, au frigo, à côté du carton de crème...

P.S. : Pourquoi manger des fraises bio ? Parce qu'elles sont rouges jusqu'au centre, qu'elles goûtent la fraise et qu'on les cultive en respectant la terre qui nous les offre, sans utiliser de bromure de méthyle comme en Californie.

31 mai 2010

Liquide refroidissant


On ne se plaint pas trop de la chaleur... elle s'est calmée, mais les feux de forêt se font sentir jusque sur la Rive-Sud et nous rappellent qu'il a plu depuis trop longtemps.

J'ai fouillé dans les photocopies des cartons de recettes de ma mère pour y retrouver le classiques de l'été : les popsicles maison !

Faciles à faire et tellement meilleurs que n'importe quoi acheté au dépanneur.
Oui, ils sont beaucoup moins sucrés mais non, ça ne vaut pas le kick du Mister freeze ! Je laisse ce plaisir à Fillotte quand elle est à la garderie. Chacun son département : j'accepte que Fillotte préfère le spaghetti de sa gardienne (sans viande), la lasagne de sa gardienne (sans épinards) et les crêpes de sa gardienne (pas mal plus pancakes que les miennes).

Ma mère avait plusieurs versions. Mes deux préférées :

Au raisin :
16 oz de jus de raisin Welch's concentré congelé
1/2 t. de sucre
250 g de yogourt nature

À l'orange : 
1 boîte (12 oz) de jus d'orange concentré congelé
1/2 boîte d'eau
250 g de yogourt nature

Il n'y a qu'à mélanger les ingrédients au batteur à oeufs, verser dans les moules et faire congeler 4 à 5 heures.

J'ai hérité des moules de mon enfance et un détail m'a intriguée.
Regardez bien sur ce gros plan...



J'ai ainsi découvert que, dans les années 1970, le Québec n'avait pas encore besoin de la Chine pour fabriquer des moules en plastique ! Notre grande compagnie de jus les usinait elle-même !

À L'ÉCOUTE : O QUE CALOR ! DE MOUSSU T E LEI JOVENTS

14 mars 2010

Oeufs de printemps

Matin de week-end.
Ça gratte à la porte de notre chambre.
Oursonne Lili et sa copine Éléphante ont faim.
Pas des crêpes (trop sucré !) ni du pain doré (trop mouillé !), mais des protéines solides !


C'est dans la réorganisation de mes albums de recettes que j'ai redécouvert ces "petits nids d'oeufs" sponsorisés dans le temps par  Oeuf Québec ou quelque chose comme ça. Et par le Bureau du Sel... ainsi que le Bureau du Lait, qui à l'époque, n'avait pas peur de nous faire manger plein de beurre.

Assainie, la recette est toujours bourrative (lire protéinique)...

Fillotte, rompue aux "spéciaux" de fin de semaine pour le déjeûner, dévore son nid en omnivore digne de ses copines de peluche.

Recette des Petits nids dorés

Chauffez le four à 350° F
Pour chaque convive : 1 tranche de pain grillée, 1 oeuf, 1 tranche de fromage et 1 tranche de jambon.
Ça va comme suit :
Séparez les jaunes des blancs : les blancs tous ensemble dans un grand bol, mais pour les jaunes, faut être toute douce et les placer délicatement chacun dans son petit bol ou petit verre.
Ajoutez une pincée de sel (1/2 c. à thé dans la version originale...) aux blancs et battre en neige consistante.
Sur chaque tranche de pain grillée vous déposez le jambon, le fromage, le blanc d'oeuf.
Avec une cuillère, vous y formez un creux au centre pour y déposer le jaune (et ajoutez 1 c. à table de beurre si vous voulez encourager le Bureau du Lait et votre mauvais cholestérol !).
Cuire de 12 à 15 minutes,  jusqu'à doré.

Ce matin, avec la pluie froide d'automne et le changement d'heure, c'était parfait pour les grands aussi !

3 mars 2010

Douceurs contre les -ites


Depuis trois semaines, j'essaie de chasser le Vent. Je bois mon Tchai Du Chemin accompagné de Fruit Cake Cockaigne avec l’appétit d’une ogresse. Je mets de l'ail et des oignons dans tous nos plats. J'assaisonne au curcuma.

Mais même avec toutes ces saveurs supposées répulsives, les virus m'aiment. Je songe à me faire enlever les sinus. Est-ce que ça s'peut, l’exérèse d'une cavité… à vie ?

Cette fin de semaine, alors que je maudissais les virus-qui-ne-veulent-pas-nous-quitter-et-nous-empêchent-de-vaquer-à-nos-activités-essentielles-comme-rénover-le-salon, Fillotte m'a dit qu'elle voulait "faire des biscuits de Noël" avec moi. Saisissant l'occasion d'assumer ma gourmandise, j'ai repêché cette recette et nous nous sommes consolés dans le sablé à 70% cacao (*).



Elle adore les tartiner avec la ganache et puis s'y coller les doigts, la langue...

Moment tranquille et muet pour nous, alors on a laissé faire. Sans se douter qu'elle deviendrait une tornade électrique aussitôt les mains et la bouche essuyées ! Au moins une heure à lancer les toutous en pirouettes, à danser sur Radio Radio, à jouer «à la bataille» avec Fiancé. Fiou ! Un peu étourdis, on s’est dit qu’on ne nous y reprendrait plus avec cette option dessert au souper !


Recette du Fruit Cake Cockaigne :

Mélange 1 :  3 1/2 t. de farine avec 1 c. à thé de poudre à pâte et 1/2 c. à thé de sel.
Mélange 2 :  1/3t de pacanes, 1 1/3 t. de raisins secs et 1 1/3 t. d'abricots hachés avec 1/2 t. de farine. Ici, tout est permis. J'aime bien le gingembre confit, les canneberges séchées et le zeste d'orange/citron confit. Et les pacanes peuvent être remplacées par des pistaches ou autre noix fournies par votre jardin. 
Dans un grand bol, battre 3/4 t. de beurre avec 2 t. de sucre.
Ajouter 5 oeufs, un à la fois. Bien battre le tout puis ajouter 1 c. à thé d'essence de vanille.
Ajouter les mélanges 1 et 2, remélanger le tout et verser dans 2 moules à pain graissés.
Cuire environ 1 heure à 350 F.

(*) La recette de base des sablés au chocolat contient du café et juré, je n'en avais pas mis !

À L'ÉCOUTE : CARGUÉ DANS MA CHAISE DE... RADIO RADIO !

13 janvier 2010

Top 3 du temps des fêtes (2)



Notre réveillon se fait le 24 décembre au souper et commence par des huîtres.

C’est maintenant notre petite tradition familiale et une manière de nous rappeler (mais comment pourrions-nous oublier ?) que cet enfant est né d’une surdose du zinc provenant d’huîtres françaises.

L’avant-dernier Noël, ce fut l’initiation pour Fillotte.

Au comptoir, Fiancé planche à l’ouverture des huîtres. L’ambiance est festive, musique et mousseux aidant. Fillotte est excitée par osmose et danse dans le salon. Dans une virée de reconnaissance vers la cuisine, sa petite main attrape prestement une des huîtres ouvertes et j’ai à peine le temps de lui dire : « NoooOOoon, ne mange pas la coquille ! ». Fiou ! Ses dents sont sauves. S’en est suivie une petite démonstration sur la manière de déguster la chose, avec et sans citron. Depuis, elle est aussi accro que nous !

Cette année, gastro oblige, nous avons du reporter au Jour de l’An notre fiesta familiale. Au bonheur secret de Fiancé car, passé décembre, je deviens automatiquement saturée des tounes de Noël et j’accepte même d’écouter du reggae… Feeling farniente assuré !

Directement de notre poisssonier préféré, Lucky Lime et Shiny Sue sont sur la table, accompagnées de lime ou de tabasco pour nous et nature pour Fillotte, qui les suspend dans les airs à la romaine et puis mord dedans à petites bouchées. Autres denrées du terroir suivent : kielbasa de l'Estrie, mousse de foie gras, chèvre cendré, Comtomme et filets de maquereau fumé. Ah ! Tiens, on a oublié la verdure cette année !

PS : l’Expert Fiancé a ressuscité mon disque dur. Na, Genius Bar ! Mais ça, c’est une autre histoire. En attendant, je peux vous livrer mon top 3 avant la fin janvier...


À L'ÉCOUTE : IT AIN'T NECCESARILY SO DE FINLEY QUAYE

6 janvier 2010

Top 3 du temps des fêtes (1)


Entre Noël et le Jour de l'An.

Invités à la campagne par une amie, nous ne soupçonnions pas qu'elle pouvait être retorse au point d'avoir ce projet caché : faire des beignes en «gang ».

Et pas une recette, mais deux.

Il fallait fournir les trois familles présentes, en plus de l'hôtesse et d'une obscure grand-mère, absente pour l'occasion et qui aime donc ça les beignes.

Je me suis donc sacrifiée à la préparation de la pâte et aux multiples fritées (les beignes sont frits ici, on ne peut donc pas dire fournées). Pendant que les autres roulaient, emporte-pièçaient et saupoudraient.

Deux heures plus tard, beignes et trous de beignes fondaient dans nos bouches. Fraîcheur assurée. Tim et Dunkin peuvent aller se rhabiller !

Il en est resté juste assez pour nos sacs ziploc et les enfants (oui, oui, les enfants...) se sont chargés de régler le sort des survivants le lendemain.

Les réserves sont bien au frais au congélateur, appareil ménager moderne et si pratique quand on y pense. Ma grand-mère, elle, cachait ses réserves dans le coffre arrière de la voiture, l'hiver. Ce qui a suscité bien des blagues chez ses enfants, vous imaginez : « Papa est encore parti à la banque avec les beignes ! »

La recette provient de l'édition de janvier 2010 du Coup de Pouce